vendredi 21 juin 2013

Après maintenance

Message : 

"CHIC, Tu es invité à la soirée de Camille samedi soir. Rappelle-moi." Signé "LE STYLE".

"M" n'était donc pas la "femme de ma vie" puisqu'elle me quittait. Elle avait sans doute raison. Je ne serai donc jamais heureux. Je plongeai aussitôt dans une profonde dépression qui dura bien une minute. Une minute après, ça m'picota un peu, beaucoup...passionnément...à la folie...puis plus du tout. J'attendrai la retraite pour être adulte. Un boulevard s'ouvrait devant moi.

Trouver l'amour...Je me souviens pourtant avoir fait un vœu. Je regardais la télé et il pleuvait sur notre président.

J'arrive en retard. La soirée est déjà bien entamée. J'ai l'impression que tout le monde me regarde. En fait, ce n'est pas qu'une impression. Je suis venu sans arme mais il y a des regards qui flinguent.
Qu'est ce que je fais ici. Je cherche "les miens"....puis très vite, je la vois. Il n'y a qu'elle. Je ne vois qu'elle. Je ne sais pas qui elle est, mais elle, me regarde comme si elle me connaissait déjà.
Je cherche de quoi prendre un verre et mon vieux pote "LE STYLE" arrive à mon secours :

LE STYLE : "Ben mon vieux, j'ai cru que tu ne viendrais jamais."
Moi : "C'est normal que l’ascenseur arrive dans l'appart' ?"
LE STYLE : "Ici tu es chez Camille. Viens avec moi."
Moi : "Avec "M". c'est fini."
LE STYLE se marre : "Viens j'te dis." Je le suis.
La pièce est sombre et je ne vois pas grand chose sans mes lunettes. Je fais juste attention où je mets les pieds, je relève la tête. Elle est là...

LE STYLE : "Camille, Chic, Chic, Camille"
CAMILLE : "Bonsoir Chic ! J'avais très envie de vous rencontrer. "M" m'a parlé de vous." Là, je panique.
LE STYLE : "Je vous laisse"
CAMILLE : "C'est marrant. Vous n'avez pas l'air d'un garçon de notre époque. Ne le prenez pas mal.".

Je l'aime déjà, vraiment, et j'ai bien peur que tout en moi me trahisse.

CAMILLE : "Vous aimez le Whisky je crois... "M" est ma meilleure amie". Je manque de m'étouffer. 
Je tousse et lui dis sur un ton très théâtral : "Je veux rentrer à la maison." Elle se marre.

Je m'accroche à mon verre. C'est un peu lui qui me tient. Elle me regarde. Elle me regarde beaucoup d'ailleurs. Là, en théorie, par gravitation, je tombe comme une pomme. Elle sourit.

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